Le Centre de Supervision Urbaine intercommunal (CSUi) : quelle coopération avec la police nationale ?

© Jean-Yves LACOTE

3 questions à Madame Fabienne AZALBERT, Chef du Commissariat d’Agglomération de Sarcelles.

De manière générale, pouvez-vous nous indiquer quel usage des images de vidéoprotection vous faites dans le cadre du travail de coopération qui est fait avec le CSUi ?

Les images des caméras du CSUi sont renvoyées en direct au commissariat et contribuent à l'appréciation des situations et à la gestion des interventions. C'est extrêmement précieux, en terme d'intervention dans le cadre par exemple des rixes récurrentes entre jeunes sur notre agglomération ou sur des dispositifs particuliers comme le 14 juillet.

La visualisation en direct nous permet d'orienter à la fois nos patrouilles, assurer la sécurité des interventions des forces de police et des pompiers et identifier dans certains cas en direct les auteurs de faits.Ce partenariat se poursuit dans la phase d'enquête avec le concours technique des opérateurs auprès des agents enquêteurs.

Dans le cadre de procédures judiciaires ouvertes sous la direction du Parquet, nous obtenons, sur réquisitions judiciaires les vidéos utiles qui sont un élément de preuve supplémentaire, nous permettant, dans certains dossiers, d'identifier des auteurs. L'utilisation des images extraites de la vidéo surveillance se fait dans un cadre judiciaire précis, nous permettant de travailler à charge et à décharge.   

Comment qualifiez-vous la coopération entre la police nationale et le CSUi ? 

Nous sommes partenaires pour la sécurité des personnes et des biens. Ce dispositif technique est complété par des échanges d'information quotidiens afin d'assurer un suivi au plus près du terrain. Sur les périodes nécessitant une coordination opérationnelle pour la gestion des événements, une organisation particulière est mise en place. Ce partenariat et cette coordination nous permettent également d'anticiper des faits de voie publique. L'échange et la confiance sont indispensables dans ce cadre pour optimiser au mieux ce dispositif. 

Comment envisagez-vous cette coopération dans le futur ?

Il est important que la collaboration se poursuive. La police est engagée sur ce territoire dans la stratégie territoriale de sécurité du quotidien. La vidéoprotection est donc un atout précieux pour protéger les lieux concernés. Nous comptons sur une extension du dispositif puisque l'implantation de caméras supplémentaires est programmée sur plusieurs communes.

Il faut donc un renforcement du CSUi tant en effectifs qu'en matériel d'exploitation pour poursuivre ce travail efficace.