Vidéo-protection : présentation du dispositif

L’objectif attendu du dispositif est de contribuer, en complément des moyens déjà mis en place par la Police Nationale et les communes, à rendre nos rues et nos places plus sûres.

Ce dispositif sera bien entendu utilisé dans le respect des lois et préservera les libertés des citoyens. La Communauté d'Agglomération a élaboré en ce sens une charte d’éthique. 

Dès 2008, les communes d’Arnouville, Garges-lès-Gonesse, Sarcelles et Villiers-le-Bel décident de mutualiser leurs moyens pour installer dans les espaces publics des quatre villes un réseau de vidéoprotection. Ensemble, elles œuvrent pour obtenir la desserte du territoire par un réseau de fibre optique nécessaire au fonctionnement du dispositif, acquérir le matériel nécessaire et créer un poste de supervision des images.

La mise en place des caméras

Le déploiement de la fibre optique a commencé durant l’été 2013. Entre septembre 2013 et septembre 2014, les 2/3 des 167 caméras, soit 110 caméras, sont installées sur les 4 communes. Depuis fin 2014, le dispositif est au complet avec 169 caméras.

Parallèlement à l’installation de ce dispositif technique, la Communauté d'Agglomération a mis en place un comité d’éthique de la vidéoprotection, associant notamment des citoyens de chaque commune. Il a pour mission d’assurer une supervision indépendante du système et de veiller à la bonne application de la charte d’éthique.

Les périmètres vidéo-protégés retenus en priorité par les communes sont les lieux et les espaces les plus fréquentés : les abords des établissements scolaires, des établissements publics dont les établissements sportifs, des marchés et des centres commerciaux, des gares, des lieux de retrait d’argent, des lieux de culte, les carrefours routiers et la voie publique, etc.

Premier objectif : la sécurité des personnes et des biens

En matière de sécurité des personnes et des biens, le dispositif de vidéoprotection a un double objectif. Le premier est de dissuader les personnes mal intentionnées de passer à l’acte. Le second est, en cas d’anomalie, d’infraction ou d’agression, d’alerter immédiatement les forces de l’ordre. En cas de délit grave, le travail des officiers de la police judiciaire sera facilité par l’exploitation des images enregistrées.

L’adoption d’un système de vidéoprotection à l’échelle intercommunale permet de mieux combattre la délinquance et la criminalité car celles-ci ne s’arrêtent pas aux limites administratives des communes.

Les autres objectifs

Le dispositif de vidéoprotection sera également utilisé pour réguler le trafic routier. Les opérateurs du centre de supervision signaleront aux forces de police les lieux où la circulation est entravée pour une raison ou une autre (stationnement gênant, accident…).

Il servira également à signaler aux services d’intervention et de secours les situations anormales constatées sur l’espace public (personne en difficulté, incendie, détérioration importante de la voirie, de la signalisation ou mobilier urbain, obstacle…). 

Le dispositif de vidéoprotection n’a pas vocation à se substituer à la Police Nationale ou aux policiers municipaux, ni de remplacer la présence nécessaire des policiers dans nos rues. Il s’agit d’un outil supplémentaire pour les forces de l’ordre.

Une convention de partenariat est d’ailleurs en préparation avec la Police Nationale. La vidéoprotection s’intègre aussi dans les instances locales de prévention de la délinquance afin d’améliorer le cadre de vie de tous les habitants.